Je t'écris cette lettre, le c½ur rempli de larme, et tu ne sais pas encore pourquoi... Comme l'ignorance peut être douce par-rapport à la vérité. Mais j'ai fais de ma vie un combat pour la vérité. Je ne sais pas si le combat est termine, mais ma vie l'est. Je suis morte. Trois mots pour résumer une chose qui ne peut l'être... Trois mots qui font que quand tu liras cette lettre, je ne serai plus de ce monde. Ne pleure pas.... ne pleure pas tant que tu ne sais pas le pourquoi du comment.
On était si bien ensemble. Comme un seul être séparé a la naissance. Comme un seul être qui se retrouve plus tard. Nos débuts n'ont pas été toujours faciles, mais peu importe, puisque l'on savait l'un comme l'autre que nous étions fait pour vivre notre existence ensemble. Puis a force de volonté et détermination, les choses ont été plus faciles. Un couple sans faille, une entente sans faille, une confiance sans faille..... Mais la faille était la, bien cachée, invisible... "Je ne te laisserai jamais tout seul dans ce monde". Je me rappel encore la fois où j'ai prononce ces paroles. J'ai menti. Je suis morte, et je te laisse tout seul.
Mais pourquoi, pourquoi moi???? La mort me guettait, tu ne le savais pas, je ne le savais pas. Un jour, je me suis endormie à tes côtés. J'adorais m'endormir en sentant ton souffle contre ma joue. Sauf que je ne devais jamais me réveiller vivante... ou plutôt, je ne devais jamais me réveiller pareil que je m'étais endormie. D'un coup, je me suis réveillée. J'ouvris les yeux, dans une atmosphère sombre, rougeâtre... Je ne savais où j'étais, mais je n'avais pas peur, cela ne devait être qu'un cauchemar... Puis j'entendis une voix, et je compris que je ne dormais pas. Une telle voix ne peut s'imaginer, même en rêve. Une voix si glaciale... Quand je le vis, je compris tout de suite. Le Diable. Le Diable en personne. Il semblait très amuse de mon étonnement. Puis il me dit:
"Ecoute moi! Tu sais qui je suis. Je suis le maitre des enfers. Tu sais que tu n'es pas morte, car tu ne mérites point les enfers... Je suis venu ici te proposer un marché. Je hais l'amour et l'espoir. Tu représentes tout ça. Comment peut-il y avoir tant d'amour dans un c½ur, ça je ne le sais point. Mais ce qui est sur, c'est que tu es une de celle qui aime le plus sur terre. Je n'irai pas par quatre chemins, je te veux, toi, et te voir croupir dans les enfers. C'est simple, je retire tout ce qui est mien sur terre, et en échange, tu viens en enfer".
A ce moment la, Saint-Pierre arriva. Il portait autour du cou les clefs du Paradis. Je lu tout de suite une profonde tristesse dans ses yeux. Le Diable reprit alors la parole : "c'est simple, tu acceptes, et la haine, les guerres, la misère disparaissent de la Terre. Tu refuses, et alors je supprime l'amour de la Terre". Je me tournai alors vers Saint-Pierre, espérant voir une autre réponse. Je compris tout de suite qu'il ne pouvait rien faire. Je lui demandai : "Mais l'amour ne peut disparaitre". "Il en a le pouvoir", me répondit-il. je compris alors toute l'étendu du problème. "Mais alors, puis-je au moins mourir et aller au Paradis", demandais-je, car je savais que je te retrouverai là-bas mon amour. "La seule chose que je t'accorde, c'est une dernière journée avec elle, et également une lettre" me répondit le Diable. Cette lettre tu es en train de la lire. Alors j'ai réfléchi. Mais mon choix, je l'avais déjà fait. Je n'ai jamais eu besoin de réfléchir pour savoir ce que je voulais. La réflexion n'a toujours fait que certifier ma première opinion. Tu sais que l'amour était tout pour moi. Et que faire de ma vie une victoire de l'amour était la plus belle chose que je pouvais réaliser. Tu aimais tellement l'amour mon chéri... Et puis, sans amour, qu'étions-nous??? Rien!!! Tout n'était qu'amour entre nous. Les autres regardent avec les yeux, moi avec le c½ur. Et ne plus te voir avec mon c½ur, sa aurait été comme mourir... Tu étais devenu ma raison de vivre. Alors j'ai acceptée. J'ai pris son contrat, et j'ai signe. Saint-Pierre m'a remercié, et m'a demander si je souhaitais quelque chose. Je lui ai dis de prendre soin de toi quand tu seras au paradis. Puis il est parti. Le Diable m'a alors explique : "tu te réveilleras dans ton lit...pour ta dernière journée à vivre". Puis il claqua dans ses doigts.
Alors, je sentis une main me prenant la taille. J'ouvris les yeux, et je te vis. je savais que ce n'étais pas un rêve. Je vis ton sourire, et je compris que je ne pouvais te dire ce qu'il venait de se passer. Gâcher ton sourire aurait été un crime. Pire que le meurtre. Ton sourire était ma raison de vivre. Alors pourquoi le tuer par une révélation. On a passe une matinée splendide, tu étais tellement heureux... Puis, en début d'après-midi, je décidais de te raconter la vérité. Alors j'entendis le Diable dans ma tête. Si je parlais, le contrat était rompu. Alors je me tus.... Et l'après midi passa comme notre matinée. Douce heureuse pour toi, affreuse pour moi. Savoir que je voyais ton sourire, que je sentais ton parfum, que je t'embrasserai, que je te sentais contre moi pour la dernière fois... Tu étais si heureux...
Puis le soir vint. Savoir que plus jamais je ne sentirai ton corps contre le mien, en totale perdition, perdition dans le bonheur, perdition dans le malheur. Puis tu t'endormis.
Tout de suite, je me rendis en Enfer. Il avait décidé de me soumettre à la douleur, j'avais décidé de résister.
Il commença par me montrer tout ce que tu avais pensé dans la journée. Mon dieu, comme c'était beau. Toutes ces choses que tu ne m'avais pas dites. Pourquoi ne les as tus pas dites avant qu'il ne soit trop tard??? Non, tu ne pouvais pas savoir que la fin était si proche. Mais pourquoi ne pas m'avoir dites toutes ces belles choses? Puis il m'ouvrit ton c½ur, et je fus submergée par tout cet amour. Mon dieu, pourquoi, mon amour, mon prince, mon chéri, ne m'as tu pas tout avoué. J'aurais tellement aimée te l'entendre dire... Et devant toutes ces choses que tu n'avais pas eu le temps de me dire, des larmes se mirent a couler le long de mes joues. Puis je me repris. Apres tout, je venais de créer un pseudo paradis sur Terre. J'avais sauver l'amour, et tuer la haine.
Puis il me dit : Je t'ai pris toi, parce que tu étais celle qui aimais d'un amour le plus pur sur terre. J'aurais pu le prendre lui, il était deuxième. Mon chéri!!! Moi aussi il y a tellement de choses que je ne t'ai pas dis... Et c'est désormais trop tard... Cette deuxième révélation rempli mon c½ur de larme, de sang, de regrets. On était en Enfer après tout....
Le Diable fini son petit jeu de la manière la plus cruelle qu'il soit. Il me dit : "regarde, regarde ce que tu as manqué". Et la, je vis notre passé, notre passé qui était si extraordinaire... Puis il me dit "regarde ce qui se serait passé si tu n'étais pas mort". Et la je vis notre existence futur, existence qui n'aura jamais lieu, futur qui appartient au virtuel. Notre futur était si beau. Beau comme un ange... Toi, mon ange, sache qu'on aurait été heureux, que la vie aurait été belle... tant de bonheur.... C'était plus que je ne pouvais supporter....
Je venais de sauver la terre, mais en nous sacrifiant, nous, si heureux... Mais qu'aurais-tu fait, si tu avait été à ma place???
Désormais, je vais me morfondre sur mon sort, dans le brasier de l'enfer, brasier de mon c½ur... Mon amour doit disparaitre, c'est le Diable qui me l'a dis. Il ne peut soit disant pas résister en enfer. Mais il va me laisser mon amour pour toi, afin que je souffre plus.
Je dois passer l'éternité sans toi.... Un jour, un dernier jour, avec toutes ces choses qu'on aurait du se dire, seulement un jour d'amour pour une éternité de regrets...
Ne m'en veut pas, j'ai quand même sauvé ce qui nous faisais vivre... et plutôt t'aimer en étant morte que vivre sans t'aimer.
Adieu mon ange.